Le planétaire et l’anthropologie

Les ONG sont aujourd’hui au centre des stratégies d’action et des programmes de développement. Elles prennent une place centrale, sollicitées par les institutions internationales pour la mise en œuvre des gouvernances dans les pays du sud et pour veiller aux équilibres et plans sécuritaires à apporter aux populations. Elles sont également pour certaines mobilisées par les gouvernements dans le cadre de coopérations techniques ou de l’aide institutionnelle à apporter sur les terrains d’action.

Elles deviennent donc quelques soient leurs formes (Institut de formation, opérateur technique, agents d’aide au développement, etc.) les interlocuteurs privilégiés des populations défavorisées et de la mise en œuvre des programmes de développement.
Dans le cadre international, certaines prennent cependant la forme d’ONG internationale et à la différence des premières, ces dernières exercent de véritables plaidoyers et de lobbying auprès des décideurs, tout en mobilisant pour certaines, une réflexion pointue auprès des décideurs à l’égard des réformes à apporter au système institutionnel onusien et à ses pratiques communautaires.

Dans le cadre de ce séminaire de l’IAGPlanet, on s’intéressera tout d’abord au rôle des ONG internationales et à leurs pratiques, à travers leur histoire et les pouvoirs qu’elles prennent dans le système onusien, ces dernières de plus en plus sollicitées pour leur expertise et connaissance des différents milieux. On se penchera plus spécifiquement sur leurs processus politiques et sur les enjeux que posent ces groupes dans le cadre des orientations planétaires. En effet ces stratégies de rapprochement étroit du système onusien des ONG internationales, sont devenues les médiateurs prioritaires du système et particulièrement se positionnent efficacement dans une réflexion sur « les transitions démocratiques » des pays du sud.

L’ ONG internationale, RESO-Femmes est ainsi accompagnée par un institut de recherche et de formation IAGplanet, charger d’informer des risques de malentendus de systèmes politiques, favoriser le dialogue social et politique (think tank et expertise) mais surtout de former de nouvelles générations de leaders du sud et les conscientiser aux enjeux planétaires.

Appuyée à la base d’une anthropologie politique et ouverte à l’interdisciplinarité, elle est apte par sa longue expertise de terrains sensibles, à anticiper des risques planétaires (humains et environnementaux) et des dérives démocratiques que les Etats, comme le système sécuritaire onusien ont pour mission de contrôler et d’équilibrer. Sa réflexion et regard anthropologique étant axé sur l’être humain, IAGplanet se positionne au cœur des relations internationales (think thank) et a pour ambition de démontrer que l’anthropologie du politique n’est pas subalterne aux sciences politiques et au droit international.

Dans un contexte de globalisation, IAGplanet démontre que la discipline devient centrale à la fois pour théoriser de nouvelles formes de démocraties que pour opérationnaliser des programmes d’envergure européenne et onusienne (démarche bottom up) en les réformant depuis ses acquis d’un long terrain ouest-africain et par sa réflexion critique et pointue du plan néo-libéral planétaire (anthropologie et philosophie).

©RESO-femmes international, IAGplanet EHESS/CNRS